Conservatoire botanique national
du Massif central

(Stage) Analyse de la fonctionnalité écologique de la trame forestière sur un ENS de l’Ardèche

Cette offre d'emploi n'est plus active depuis le 10/12/2019.

Le Conservatoire botanique national du Massif central est un établissement public agréé par l’État français. Il œuvre principalement à la connaissance et la conservation de la flore sauvage, de la végétation et des habitats naturels et semi-naturels. Il fournit également, dans ces domaines, une assistance technique et scientifique aux services de l’État et aux collectivités territoriales et mène, plus globalement, une politique d’information et d’éducation du public à la connaissance et à la préservation de la diversité végétale.

Le Conservatoire botanique national du Massif central (CBN Massif central) exerce ses activités sur un territoire d’agrément constitué de 10 départements du Massif central répartis sur 2 régions administratives (Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine) et assure une mission de coordination biogéographique des actions mises en œuvre par les conservatoires botaniques nationaux pour l’ensemble du territoire du Massif central.

Période 

Stage de 6 mois, de février/mars 2020 à juillet/août 2020 (possibilité d’ajustement).

Lieu

Travail de bureau : au siège du CBN Massif central à Chavaniac-Lafayette (43).

Contexte

Une forêt ancienne est définie comme n’ayant pas connu de défrichement depuis au moins la première moitié du XIXème siècle. De nombreuses espèces, notamment végétales, se rencontrent préférentiellement dans les forêts anciennes. Du fait de leurs faibles capacités de dispersion et des modifications durables dans le sol en cas d’usage agricole, elles peuvent mettre des siècles, voire des millénaires, à coloniser une forêt récente. Cette recolonisation des espèces de forêt ancienne dans les massifs récents dépend aussi de la connectivité entre les massifs.
En dehors de l’ancienneté, d’autres paramètres influent fortement sur la capacité d’accueil pour la biodiversité d’une forêt, et son rôle dans la trame forestière, en particulier en termes de perméabilité. Il s’agit notamment de la composition et de la structuration verticale et horizontale des peuplements, mais aussi des caractéristiques du compartiment « vieux bois » (présence ou non de vieux arbres, souvent absent des forêts de production, d’arbres porteurs de dendromicrohabitats ; quantité et caractéristiques des bois morts). 
Selon les espèces considérées, le niveau de fragmentation de la trame forestière et le type de milieu non forestier présent entre les massifs peuvent également présenter une grande importance pour la connectivité du paysage, définie comme la manière dont les différents éléments du paysage et leur organisation spatiale facilitent ou limitent la dispersion des espèces.
Une meilleure connaissance de la trame forestière est indispensable pour les politiques d’aménagement du territoire, forestières et relatives aux aires protégées.

Objectifs

Dans le cadre du volet 2 du programme « Forêts anciennes du Massif central » du CBN Massif central, l’objectif est d’évaluer la fonctionnalité de la trame forestière pour certaines espèces, en particulier liées à la trame de vieux bois, sur un des Espaces Naturels Sensibles (ENS) du département de l’Ardèche (environ 10.000 ha). Les données existantes qui pourront être mobilisées sont la localisation des secteurs matures (suite à inventaire de terrain les années précédentes), la carte des forêts actuelles (essence dominante et statut d’ancienneté d’après la Carte de l’Etat-major), et les données naturalistes disponibles sur certains groupes d’espèces (flore, coléoptère, lichens, oiseaux en particulier).

Les objectifs principaux sont :

  • Mieux connaître la fonctionnalité de la trame forestière sur la zone étudiée, en particulier celle du compartiment vieux bois, déjà peu représenté dans les forêts françaises du fait de leur histoire mais qui est amené à régresser du fait des besoins de plus en plus importants en bois, notamment énergie.
  • Localiser les secteurs prioritaires, de par leur localisation ou leur état de conservation, afin d’orienter les actions de conservation (acquisition foncière des secteurs matures pour une libre évolution pérenne ou au contraire restauration des secteurs dégradés), pour agir de manière efficace et pour maintenir ou restaurer un réseau écologique d’habitats.

En fonction de l’avancement du stage, le travail pourra être étendu à un autre ENS.

Profil recherché

  • Etudiant(e) en Master 2 dans le domaine de l’écologie,
  • Connaissance des principes généraux d’écologie et d’écologie du paysage : structuration de l’espace (fragmentation, connectivité des habitats) et processus écologiques (flux biologiques…),
  • Maîtrise des outils SIG (Système d'information géographique),
  • Connaissances de base des outils d’analyse spatiale des réseaux écologiques (graphes paysagers…),
  • Connaissance générale du contexte naturel, historique et socio-économique de la forêt française,
  • Intérêt pour la connaissance et la conservation de la biodiversité forestière,
  • Aptitudes à travailler en équipe, mais aussi en autonomie,
  • Capacité d’adaptation et d’organisation.
  • Des connaissances en base de données relationnelle et objet (SGBD type postgreSQL) et en analyse de données (statistiques) seraient un plus.

Encadrement

Le/la stagiaire sera encadré(e) par Benoît Renaux, avec l’appui de Lisa Favre-Bac et Mélanie Piroux (CBN Massif central) et de Laurent Bergès (IRSTEA). Il/elle bénéficiera également de l’appui technique de toute l’équipe du CBN Massif central.

Rémunération proposée

Indemnité forfaitaire de stage, 15% du plafond horaire de la sécurité sociale (soit en valeur 2019 environ 500 €/mois).
Frais de déplacement pris en charge. 

Date limite de dépôt des candidatures

24 novembre 2019. Entretiens fin novembre-début décembre, par téléphone ou visioconférence.

Contacts

Benoît RENAUX (benoit.renaux@cbnmc.fr)

Téléphone : 04 71 77 55 67 / 07 80 77 81 16

Newsletter