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Si les forêts ne représentent qu'un tiers de la surface du Massif central, les milieux forestiers y constituent 60% des réservoirs de biodiversité potentielle ! Parmi ces forêts, seule une petite partie avait survécu aux déboisements successifs, puisque la forêt couvrait à peine 10 % du territoire au XIXème siècle. Or, ces forêts dites anciennes hébergent une biodiversité particulière, typiquement forestière, constituée d'espèces à faible capacité de recolonisation. C'est d'autant plus le cas dans les forêts non exploitées depuis des décénies, ou dans lesquelles une gestion peu intensive à su préserver la présence de bois mort, de vieux arbres et d'arbres porteurs de microhabitats.

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La France ne dispose pas encore d’une cartographie détaillée des végétations sur l’ensemble de son territoire. Or, l’existence d’une telle cartographie permettrait enfin de connaître précisément la répartition de tous les types de végétation retenus à l’échelle nationale et de répondre à de nombreux enjeux : améliorer l’évaluation nationale de l’état de conservation des habitats d’intérêt communautaire (obligation européenne dans le cadre de la directive «Habitats, Faune, Flore»), analyser les continuités écologiques (trame verte et bleue), affiner l’analyse de l’impact des grands projets d’aménagement, réaliser des listes rouges de végétations en fonction de leur rareté, affiner les modèles économiques d'exploitation des ressources végétales (potentialités forestières), définir les limites des terroirs…

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Le Prodrome des végétation de France constitue le premier référentiel national des végétations, hiérarchisé selon le synsystème de la phytosociologie sigmatiste. La première édition (Bardat et al. 2004) proposait une liste des syntaxons jusqu’au rang de l’alliance, équivalent de la famille en taxonomie botanique et, hélas, aucun élément de détermination des associations végétales.

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Ce projet développé par le CBN Massif central s’inscrit à la suite de la cartographie d’une trame écologique du Massif central au 1/100 000 menée par l’IPAMAC (Inter Parcs Massif Central), en lien direct avec la « Trame verte et bleue ». Cette production cartographique a mis en évidence l’importance des milieux agropastoraux qui occupent 40 % du territoire et constituent le quart des réservoirs de biodiversité potentiels identifiés. Néanmoins, bien qu’il apporte une connaissance cartographique de la trame écologique, ce document ne permet pas de rendre compte de la qualité de ces milieux et de leur fonctionnement. La cartographie de la trame agropastorale initiée par le CBN Massif central se focalise sur les espaces herbacés ouverts, à une échelle plus détaillée. Elle associe à la cartographie de terrain des méthodes de cartographie à partir d’images aériennes et spatiales à très haute résolution développées par le laboratoire de recherche EVS-ISTHME.

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