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2014 est une date clé dans l’histoire régionale de la Botanique : cette année, le Conservatoire botanique national du Massif central clôt l’inventaire de la flore vasculaire du Limousin et termine, à cette occasion, celui de la flore du Massif central débuté plus de 10 ans auparavant. Le Limousin n’en constituait pas pour autant et jusqu’alors une terra incognita : en 2001, le Conservatoire régional des espaces naturels du Limousin avait déjà publié l’Atlas de la flore vasculaire du Limousin, fruit d’un travail conséquent de recueil de données bibliographiques et d’inventaires menés, durant les années 1990, par des botanistes passionnés. Néanmoins, le vieillissement de ces informations (la moitié étaient antérieures à 1995) et l’évolution des activités humaines sur le territoire rendaient nécessaire le lancement d’un vaste chantier d’actualisation ; les trois quarts du territoire limousin nécessitaient d’être à nouveau visités.
Bien évidemment, c’est sur la base de cet héritage floristique et des compétences botaniques essentielles à mobiliser que le Conservatoire botanique du Massif central a souhaité mettre en oeuvre l’actualisation de l’inventaire dans un cadre partenarial associant l’Amicale Charles Le Gendre des botanistes limousins (ALBL) et le Conservatoire d’espaces naturels (CEN) du Limousin. En outre, ce travail colossal n’aurait pu être engagé sans le soutien de l’Europe, de l’État, de la DATAR Massif central, de la Région Limousin et des Départements de la Creuse et de la Corrèze.

Ainsi, de 2010 à 2013, une grande partie de la région a été parcourue par 60 à 180 botanistes du Conservatoire botanique national du Massif central, de l’ALBL, du CEN Limousin et par quelques amateurs éclairés. Quelques secteurs négligés par les botanistes (est de la Creuse, nord-ouest de la Corrèze,...) ont particulièrement été prospectés. Différents milieux ont été sondés, plus particulièrement les zones rudérales, souvent méconnues, et les zones exondées des étangs. Parallèlement aux inventaires de terrain, le Conservatoire a informatisé et exploité les données contenues dans les herbiers, les manuscrits et la bibliographie ancienne, rassemblant ainsi un corpus de près de 213 000 informations.
Tandis qu’ils espéraient recueillir près d’un million d’informations floristiques en fin de programme, le CBN et les botanistes ont finalement dépassé toutes espérances en capitalisant près de 1 250 000 infos botaniques !

  • 180 botanistes mobilisés dont 60 de manière régulière
  • 17 000 km2 concernés
  • 14 242 inventaires récents (de 2010 à aujourd’hui)
  • 15 000 heures de prospections
  • 429 452 données botaniques nouvelles
  • 1 250 000 données botaniques informatisées
  • 2 600 taxons répertoriés dont 1 800 indigènes
  • 346 taxons répertoriés en moyenne par maille de 25 km2



 Plus d’infos : consultez la page dédiée à la présentation de la flore du Limousin ou le dossier de presse publié à l’occasion du bilan de l’inventaire.