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L’urbanisation, la multiplication des voies de communication, la surexploitation des ressources naturelles contribuent chaque jour à fragmenter les espaces naturels. 68167 ha/an, en moyenne, ont été artificialisés entre 2006 et 2012, au détriment des terres agricoles mais aussi des milieux naturels (sources : ONB et MEDDE 2014). Selon l’ONB, le suivi de l’occupation des sols montre une diminution persistante de la surface des milieux semi-naturels. Ils représentaient 53,1 % du territoire terrestre métropolitain en 1990 contre 52,7 % en 2006. Sur le Massif central, comme sur le reste du territoire métropolitain, les zones d’altitude et les grands ensembles forestiers apparaissent comme les moins fragmentés, à l’opposé en particulier des régions d’agriculture intensive et des grandes vallées (ouest du Limousin, Grande Limagne en Auvergne, vallon rhodanien en Rhône-Alpes…). 

Or, le cloisonnement et la régression des surfaces des milieux naturels conduisent à l’isolement et au confinement de populations d’espèces végétales. Ainsi, de nombreuses espèces peuvent rencontrer des difficultés pour se reproduire, accomplir leur cycle de vie et échanger ainsi leur patrimoine génétique avec d’autres populations plus lointaines. D’autre part, leur faculté d’adaptation au changement climatique par déplacement des aires de répartition peut alors être compromise.

À cet égard, le CBN Massif central exerce une vigilance particulière et procède à des mesures de conservation ex situ pour les plantes les plus menacées : prélèvement de plants ou de graines, culture en serres, opération de renforcement de population, etc.