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Depuis près de 50 ans, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) évalue la situation des plantes et des animaux à travers le monde et publie la Liste rouge mondiale des espèces menacées grâce au travail des 7 500 experts de sa Commission de sauvegarde des espèces.

Déjà, près de 60 000 espèces, parmi les 1,8 millions d’espèces aujourd’hui connues, ont fait l’objet d’une analyse visant à réunir les informations les plus complètes et les plus détaillées possibles pour évaluer leur risque d’extinction, surveiller l’évolution de leur situation, hiérarchiser les espèces en fonction de leur risque de disparition, sensibiliser sur l’urgence et l’importance des menaces qui pèsent sur la biodiversité, et fournir des bases cohérentes pour orienter les politiques publiques et identifier les priorités de conservation.

Avec 756 espèces mondialement menacées présentes sur son territoire et en particulier en outre-mer, la France possède une responsabilité majeure dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité car elle se place parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces animales et végétales mondialement menacées.

Pour répondre à cet enjeu, le Comité français de l’UICN et le Service du patrimoine naturel du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) ainsi que de nombreux partenaires rassemblant plus de 250 experts, se sont associés pour réaliser une liste rouge nationale des espèces menacées en France. Lancée en 2007, la Liste rouge nationale se décline en chapitres taxonomiques (mammifères, plantes vasculaires, crustacés, libellules…) et géographiques (métropole, Réunion, Guadeloupe, etc.). Le chapitre portant sur les plantes est élaboré par la Fédération des Conservatoires botaniques nationaux et son réseau ainsi que des experts et associations engagés dans la connaissance de la flore de France.

Au niveau des régions administratives françaises, de plus en plus de démarches d’élaboration de listes rouges régionales ont vu le jour : comme à l’échelle du territoire national, celles-ci permettent de fournir des inventaires d’espèces menacées à l’échelle de la région, de sensibiliser les acteurs locaux chargés de la préservation de l’environnement et de s’entendre sur les priorités d’actions de conservation. Elles s’inscrivent dès lors dans les politiques régionales de conservation menées ces dernières décennies par ces acteurs, en fournissant un outil scientifique solide et argumenté.

À l’échelle du Massif central, le CBN Massif central a contribué à la réalisation de Listes rouges relative à la flore vasculaire, aux bryophytes ou aux végétations d’Auvergne, du Limousin et de Rhône-Alpes.