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La préservation de la flore et de la végétation du Massif central : une stratégie plurielle

La préservation de la flore et de la végétation remarquables du Massif central s’appuie d’une part sur la réglementation en vigueur, d’autre part sur une stratégie concertée avec les services de l’état, les collectivités territoriales et les gestionnaires faisant appel à plusieurs approches complémentaires :

Les actions de conservation du Conservatoire botanique national du Massif central s’appuient sur de nombreux programmes et textes règlementaires régionaux, nationaux, européens et internationaux relatifs à la protection, la conservation et la valorisation de la biodiversité. En revanche, le CBN Massif central, dans le cadre de sa mission d’expertise est régulièrement amené à conseiller les services de l’État sur les évolutions nécessaires de cette réglementation au regard des connaissances les plus actuelles.

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Lorsque le CBN et ses partenaires ne disposent pas de connaissances suffisantes pour assurer la conservation d’une espèce ou d’une végétation, ou que la rareté de cette dernière et les menaces qui pèsent sur elle s’avèrent problématiques, le CBN Massif central apporte toute son expertise aux gestionnaires pour mettre en œuvre des actions de recherche complémentaire afin de proposer les actions de sauvegarde les plus adéquates.

Au delà des prospections complémentaires qui permettent vérifier la rareté d’une espèce ou rechercher des populations viables afin de conforter les mesures de gestion conservatoire déjà engagées ; le CBN Massif central s’appuie également sur l’expérience et les connaissances du réseau des CBN en France. Il met en place des protocoles d’étude pour permettre de répondre aux questions les plus complexes. Le développement des outils biométriques, de suivis de population et la généralisation des études génétiques permettent, à cet égard, une véritable économie par la vérification de la pertinence des moyens mis en œuvre dans chaque politique conservatoire... Voir exemple sur les Lindernies:

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Depuis sa création, le Conservatoire botanique national du Massif central privilégie et encourage le maintien de la flore et de la végétation dans son milieu originel en proposant des mesures de protection et de gestion conservatoire auprès des propriétaires de sites naturels, administrations et gestionnaires compétents. Rappelons que les Conservatoires botaniques nationaux ne sont pas des gestionnaires d’espaces naturels : leur rôle sur la préservation in situ des espèces et des habitats concerne surtout l’intégration des connaissances biologiques et écologiques sur la flore et la végétation dans les plans de gestion, le suivi des populations et des végétations ainsi que le porter à connaissance des techniques de gestion conservatoire.
Les mesures de gestion proposées consistent par exemple au maintien du pâturage sur un site menacé par la colonisation arbustive, à la restauration des systèmes de contrôle des niveaux d’eau dans un marais, ou encore à la modification d’un tracé de randonnée pédestre… Ces actions de conservation in situ s’appuient généralement sur les réglementations nationales et internationales relatives à la sauvegarde d’espèces protégées dans leur environnement naturel et font régulièrement intervenir les Conservatoires d’espaces naturels.

Les CBN interviennent également dans la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, en particulier sur les aspects relatifs à la connaissance des espèces (biologie, écologie, répartition…) et aux impacts qu’elles génèrent sur la flore indigène.

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Les espèces exotiques envahissantes du Massif central, sous l’œil attentif du Conservatoire botanique national…

À l’échelle du Massif central, le Conservatoire botanique s’est très tôt investi sur l’amélioration des connaissances des espèces exotiques envahissantes en centralisant les données cartographiques collectées à l’occasion des ses inventaires généraux et en réalisant notamment pour l’Agence de l’eau Loire-Bretagne plusieurs inventaires spécifiques aux espèces exotiques envahissantes. Il dispose aujourd’hui de nombreuses observations lui permettant d’hiérarchiser les priorités d’interventions des gestionnaires et des pouvoirs publics. Cette hiérarchisation distingue notamment les espèces émergeantes, les espèces à surveiller et les espèces à comportement envahissant avéré et, parmi elles, détecte les espèces encore peu implantées, susceptibles de causer des dégâts irrémédiables, et pouvant encore être facilement supprimées.

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Plantons un décor… local !

Réparer les dommages causés sur la nature, restaurer ou réhabiliter les écosystèmes et les paysages perturbés par les activités humaines, embellir notre cadre de vie sans impact sur la diversité végétale indigène... ce leitmotiv partagé à la fois par les professionnels de la production et de la commercialisation des végétaux et par les acteurs de la protection de l'environnement se heurte à l'absence sur le marché français de végétaux d’origine sauvage dont la provenance locale est garantie, mais aussi d’entreprises susceptibles de proposer ces services.

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Les mesures de conservation nécessitent parfois la réintroduction de plantes disparues dans leur milieu d’origine, le renforcement de populations jugées trop faibles pour se maintenir naturellement, voir le transfert d’un site à l’autre lorsqu’aucune autre solution n’est trouvée. Elles s’appuient sur la constitution d’une banque séminale et sur la culture de plantes menacées dans les jardins du CBN Massif central.
À cet égard, les compétences du Conservatoire botanique national du Massif central sont sollicitées en lien avec les services de l’État qui lui donne préalablement les autorisations de prélèvement nécessaires. Bien qu’elle ne constitue pas une priorité, la conservation ex situ demeure indispensable pour faire face aux disparitions imminentes de certaines espèces en danger d’extinction.

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Dans le cadre du développement d’une stratégie de conservation des espèces les plus menacées du Massif central, des plans biogéographiques d’action et de conservation (PBAC) sont en cours d’élaboration par le CBN Massif central. Les PBAC visent à préserver des taxons repérés comme étant en danger de disparition sur l’ensemble du Massif central (cotés CR sur les listes rouges régionales), voire pour certains à l’échelle nationale.

Certaines collectivités, comme le Conseil général de la Loire, ont également lancé des plans d’actions sur des espèces qu’elles ont jugé prioritaires.

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