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Boîte à outils

Intitulé Résumé Mots-clés
Amphibiens Amphibiens, ancienneté et maturité forestière Les amphibiens utilisent les forêts comme habitat terrestre, et de façon plus marquée encore pour la Salamandre tachetée (Salamandra salamandra). En cas de rupture du couvert forestier, la recolonisation des amphibiens est supposée intervenir après quelques dizaines d’années. Ainsi, ils ne sont pas un indicateur pertinent pour l’évaluation de l’ancienneté des forêts dans le Massif central. Néanmoins, des aspects de la fonctionnalité peuvent être mesurés grâce à ce groupe, notamment eu égard à leur besoin en micro-habitats et en bois mort. amphibiens
indicateur
forêt
Archives Méthode d’identification et de caractérisation des forêts anciennes grâce aux archives forestières L’identification des forêts anciennes fait habituellement appel aux cartographies anciennes, notamment la carte d’Etat-major. Si celle-ci est très instructive, elle ne représente qu’un élément de présomption ponctuel dans le temps, et nécessite d’être complétée par d’autres ressources documentaires historiques. Parmi celles-ci, les archives forestières sont des ressources stratégiques, complémentaires aux approches cartographiques, et méritent d’être intégrées dans les recherches de forêts anciennes, notamment pour caractériser la continuité du couvert forestier, au-delà de la présence ancienne de forêt attestée par des cartes, et pour mieux apprécier la valeur écologique de ces forêts anciennes. forêts anciennes
archives forestières
diagramme temporel de continuité forestière
Bryophytes Bryophytes, ancienneté et maturité des forêts Les forêts sont des phytocoenoses qui hébergent une grande richesse bryologique en lien avec la diversité des micro-habitats. Parmi les nombreuses publications concernant les bryophytes et les forêts, une très large majorité traite de la maturité des forêts et plus rarement de l’ancienneté. Ainsi, les travaux relatifs à la bryoflore associée au bois mort sont très nombreux et mettent en évidence leur grande sensibilité aux diverses modifications fonctionnelles liées à la gestion sylvicole. En revanche, la démarche d’utiliser les bryophytes comme bioindicateurs est assez récente et relativement peu développée. Les listes de bryophytes indicatrices de forêts anciennes issues des différentes publications sont très différentes les unes des autres. L’analyse que nous avons mené de notre côté sur les données bryologiques du Massif central nous a permis d’obtenir une listes d’espèces indicatrices que nous avons testé sur le terrain. Le protocole élaboré et testé ne s’intéressait qu’aux bryophytes du sol, le compartiment saxicole stricte (rochers) et saprolignicoles (bois pourrissants) ayant été exclu (car nécessitant un niveau avancé en bryologie). Ce test peu concluant nous amène à revoir notre approche de manière critique. Des propositions d’amélioration sont faites afin d’améliorer cet outil, avec l’intégration du compartiment saprolignicole et de son cortège qui semble assez prometteur en terme d’indication de l’ancienneté. Mais ces améliorations nécessiterons d’être testées sur le terrain avant de produire un « outil bryophyte » opérationnel. Enfin, si l’ancienneté est un sujet de préoccupation important, celui-ci ne doit pas masquer l’importance de la maturité dans les problématiques de gestion et de conservation de la bryoflore. Les nouveaux objectifs de mobilisation du bois à l’échelle du Massif central semblent difficilement compatibles avec la préservation du patrimoine bryologique remarquable, comme en témoigne de très nombreuses publications d’Europe de l’Est et du Nord. forêts anciennes
espèces indicatrices
bryophytes
maturité
saproxlignicoles
Cartes d'État-major Cartographier les forêts anciennes à partir des cartes d’État-major Parmi les différentes cartes anciennes disponibles, la carte d’État-major est la meilleure candidate pour cartographier les forêts anciennes en France. Elle est disponible sur (quasiment) tout le territoire métropolitain, elle est précise et la période des levées de terrain correspond au « minimum forestier ». La méthode proposée détaille les étapes pour obtenir la carte d’État-major, pour vectoriser les forêts, pour corriger le géoréférencement et pour croiser les forêts de l’État-major aux forêts actuelles. Dans le Massif central, cette méthode a été appliquée pour identifier les forêts présumées anciennes et récentes dans le département de l’Allier et dans l’ensemble des parcs et projets de parcs naturels. Les limites inhérentes à la carte d’État-major invitent à utiliser la cartographie des forêts présumées anciennes obtenue avec précautions ; des recherches historiques complémentaires sont nécessaires pour confirmer l’ancienneté des forêts. forêt de l’État-major
forêt actuelle
cartes anciennes
vectorisation
géoréférencement
Champignons Champignons, ancienneté et maturité des forêts Les champignons représentent une part importante de la biodiversité forestière et jouent des rôles fonctionnels majeurs. Néanmoins, c’est un groupe taxonomique relativement méconnu à cause de la difficulté d’étude qu’ils présentent. Si certaines espèces saproxyliques semblent associées aux stades matures et au bois mort, l’influence de l’ancienneté est moins évidente car peu d’études se sont penchées sur cette question. Les champignons mycorhiziens pourraient être de bons candidats pour indiquer l’ancienneté des forêts car ils réagissent aux propriétés chimiques du sol. Pour le Massif central comme en France, aucune liste d’espèces indicatrices de forêts anciennes n’est encore disponible. D’un point de vue pratique, les relevés mycologiques requièrent un certain nombre de réplicats sur plusieurs années, un temps de laboratoire conséquent et des compétences très importantes. Pour être opérationnel et accessible à un plus grand nombre, il faudrait réfléchir à un outil basé sur des espèces facilement identifiables par des naturalistes non mycologues. Pour conclure, certaines espèces saproxyliques sont associées aux peuplements matures, et il est possible que les champignons, notamment mycorhiziens, soient de bons candidats pour bio indiquer les forêts anciennes. Cependant, les connaissances actuelles nécessitent d’être étoffer par des études spécifiques sur ce sujet pour proposer un outil opérationnel. forêts anciennes
espèces indicatrices
mycologie
mycorhizien
saproxylique
Chauves-souris Champignons, ancienneté et maturité des forêts Seuls mammifères volants, les chiroptères sont des prédateurs très spécialisés dans leur rythme biologique ou la sélection de leur ressource trophique. Cette stratégie spécialiste implique pour toutes les espèces une fréquentation des forêts. Certaines espèces exclusivement forestières, comme le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii) gîtent et s'alimentent en forêt, d'autres n'exploitent les milieux boisés que quelques heures par nuit. De nombreuses études s'attachent à faire le lien entre divers paramètres de structure des forêts et la diversité des cortèges d'espèces de chauves-souris observées très sensibles à la densité de Gros Bois et micro-habitat, tout comme au mode de régime et traitement mis en oeuvre dans la gestion forestière. La stratification verticale est aussi un paramètre explicatif des densités et diversités observées. Néanmoins, aucune étude ne tente de faire le lien entre l'ancienneté de la continuité forestière et les chiroptères. Les méthodes d'études acoustiques mises en place pour étudier les chauves-souris sont dorénavant suffisamment cadrées et standardisées pour permettre d'imaginer un protocole comparatif entre forêt ancienne et récente. Ce type d'étude permet de définir différentes variables d'activité, de diversité et richesse spécifiques avec pourquoi pas l'estimation de valeurs seuil, pouvant faire des chiroptères de bons indicateurs de l'ancienneté des forêts. Ceci pourrait être d'autant plus intéressant de mettre en lien ces résultats avec ceux obtenus pour l'entomofaune, proie exclusive des chauves-souris. chiroptères
forêts anciennes
indicateurs
Coléoptères saproxyliques Les coléoptères saproxyliques et les forêts anciennes Les coléoptères saproxyliques forment un groupe d'espèces qui, par définition, sont donc intimement liés aux écosystèmes forestiers. En effet, ils dépendent directement à un ou plusieurs stades de leur vie de bois mort ou mourant. Ils sont d'une importance majeure tant par le nombre d'espèce que par le nombre d'individus dans le recyclage par décomposition du bois. De part leurs exigences écologiques, ils permettent de caractériser la maturité des forêts, mais aussi dans certains cas l’ancienneté de ces dernières. Il existe une liste d’espèces de coléoptères bioindicateurs de qualité des forêts françaises publiée par l’entomologiste H. Brustel, en 2003, qui fait référence en France et qui permet de caractériser nos forêts. Certaines des espèces de cette liste, les espèces d’Indice Patrimonial de niveau 4, peuvent permettre de caractériser grâce à leurs exigences écologiques, l’ancienneté des massifs forestiers. forêt
coléoptères saproxyliques
ancienneté
maturité
Flore vasculaire Des listes d’espèces indicatrices à un outil opérationnel pour identifier les forêts anciennes et récentes à partir de la flore vasculaire Certaines espèces de la flore vasculaire répondent à l’ancienneté des forêts via leur sensibilité aux propriétés chimiques du sol et leur capacité de dispersion. C’est le groupe qui a été le plus souvent utilisé pour établir des listes d’espèces indicatrices de forêts anciennes et récentes.
A partir de larges bases de données floristiques, nous avons établi des listes d’espèces indicatrices adaptées aux trois grands ensembles biogéographiques du Massif central. Pour cela, grâce aux cartes de l’Etat-major, nous avons comparé les fréquences de chaque espèce entre forêts présumées anciennes et récentes, tout en tenant compte d’autres facteurs environnementaux susceptibles d’influencer leur présence. A partir de ces listes, nous avons évalués des indicateurs et des seuils associés permettant de distinguer forêts anciennes et récentes et nous avons estimé le taux d’erreur.
Pour les zones sous influence continentale et atlantique, la liste commune d’espèces indicatrices est la plus pertinente. Pour ces zones, le ratio entre le nombre d’espèces indicatrices de forêts anciennes et le nombre d’espèces indicatrices de forêts récentes est le meilleur indicateur. A partir de cet indicateur, que nous appellelons « ratio IFA » (Indicateur floristique d’ancienneté), nous proposons des seuils permettant de distinguer forêts anciennes et récentes et des niveaux de fiabilité associés à la classification obtenues. En revanche, nos résultats ne permettent pas d’établir des listes suffisamment étoffées pour la zone sous influence supra-méditerranéenne, et de développer un outil opérationnel.
Malgré les limites inhérentes à notre approche, nous estimons que la flore vasculaire est un bon candidat pour évaluer l’ancienneté d’une forêt. L’outil que nous proposons doit être mis « à l’épreuve du terrain » avant toute utilisation en routine. Cet outil n’en est qu’un parmi d’autres, et comme les autres il contient une marge d’erreur, c’est donc par la combinaison de plusieurs outils que la fiabilité des conclusions en termes d’ancienneté des forêts augmentera.
forêts anciennes
espèces indicatrices
flore vasculaire
indicateur
seuil
taux d’erreur
Gastéropodes Les gastéropodes et les forêts anciennes Les escargots et limaces jouent un rôle important dans le fonctionnement des forêts, de la litière notamment. Des études ont montré que les peuplements de gastéropodes réagissent à l’ancienneté des forêts (continuité de l’état boisé), à la maturité des peuplements forestiers (disponibilité du bois mort au sol), et à leur exploitation (temps depuis la dernière coupe, sélection d’essence). Néanmoins, il est parfois difficile de distinguer l’effet de ces différents aspects, et peu d’études se sont spécifiquement dédiées à l’établissement de listes d’espèces indicatrices de forêts anciennes. Sur la base d’une étude et à dire d’expert, une liste d’espèces potentiellement indicatrices de forêts anciennes présentant une continuité du bois mort au sol est proposée. Aux vues des connaissances actuelles sur la thématique « gastéropodes et forêts anciennes » et sur la répartition des espèces dans le Massif central, cette liste doit être considérée comme préliminaire, des études sur le terrain sont indispensables pour l’étayer. forêt
gastéropodes
ancienneté
maturité
Lichens épiphytes Lichens épiphytes et forêts anciennes Les forêts anciennes représentent un écosystème particulier avec son cortège d'espèces sciaphiles1 et ombrophiles2. Parmi celles-ci, les lichens sont largement représentés dans de telles forêts. Si toutes les espèces ne sont pas inféodées aux boisements anciens, certaines auront tendance à se retrouver principalement dans ces milieux. L'étude bibliographique de travaux européens et nord-américains fournit une liste d'espèces potentiellement utilisables pour la création d'un Indice de Continuité Forestière adapté au Massif Central. forêts anciennes
lichens
Indice de Continuité Forestière
Micromammifères Les micromammifères : un groupe pertinent pour l’identification et caractérisation des forêts anciennes du Massif Central ? Les micromammifères sont des espèces importantes dans les écosystèmes forestiers. Ils représentent pourtant un groupe encore assez méconnu. Même si la connaissance sur la biologie de plusieurs espèces est aujourd’hui plutôt bien renseignée dans la bibliographie, peu de données sont disponibles quant à leurs besoins et exigences en termes d’habitats. Il ressort néanmoins que la diversité, l’abondance et la répartition des micromammifères dans les habitats forestiers sont fortement influencées par la structuration verticale de la végétation, sa densité, la présence de micro-habitats et de bois mort au sol. Peu d’espèces sont strictement forestières et il est donc assez difficile de pourvoir utiliser ce groupe pour la caractérisation des forêts anciennes du Massif Central. forêts anciennes
forêts mâtures
micromammifères
Muscardin
Mulot à collier
Campagnol roussâtre
Oiseaux Avifaune, ancienneté et maturité forestière Une révision rapide de l’état des connaissances permet de dégager les enseignements de plusieurs décennies de recherche scientifique. L’avifaune réagit en lien avec la structure forestière. L’âge des arbres et leur taille, les cavités et le bois mort, jouent un rôle dans cette structure et dans la composition de l’avifaune. La composition des communautés d’oiseaux change au cours des stades forestiers et on peut suivre au cours du temps ces assemblages qui sont typiques de l’âge de la forêt et de sa structure. La maturité et la biodiversité d’une forêt peuvent être suivies par la définition de ces communautés d’espèces d’oiseaux. Par contre, la notion d’ancienneté (150-200 ans minimum de couvert forestier sans interruption) ne peut sans doute pas être définie par l’avifaune. La notion d’espèce indicatrice est, comme souvent, à manier avec précaution. avifaune
oiseaux
forêts anciennes
maturité
biodiversité
gros bois
bois mort
micro habitats
fonctionnalité
espèces indicatrices
Sol archéologique Sol, patrimoine archéologique et usages anciens En surface, on peut trouver trace d’usages non forestiers (restes de murs et de bâtiments, terrasses agricoles, terrassement ou excavations, épierrement…) mais aussi forestiers (plateformes ou chaudrons de charbonnage, bornes forestières, biefs utilisés pour le sciage en long). Des anomalies topographiques plus discrètes peuvent trahir des parcellaires, bâtiments ou mares disparus depuis longtemps, mais ils nécessitent un oeil de spécialiste voire l’usage du LiDAR aéroporté. Cette approche peut permettre de pré-identifier les secteurs à étudier par des méthodes plus précises mais aussi invasives et coûteuses. Dans le sol, l’archéologue peut en effet reconstituer la nature et la chronologie des occupations humaines successives, mais une telle approche ne peut être menée en plein sur de vastes zones. L’approche historique est également très pertinente, que ce soit par l’étude de bases de données nationales ou de savoirs plus locaux (travaux sur les usages locaux anciens…). forêts anciennes
pédologie
fouilles archéologiques
pH
P2O5
C/N
δ15N
LiDAR
Structure peuplement Structure des arbres et peuplements, maturité et ancienneté L’analyse de la structure du peuplement forestier et des caractéristiques dendrologiques des arbres qui le compose est la façon la plus directe d’aborder la maturité, à travers l’abondance et la diversité en bois mort de diamètre important et la présence d’arbres vivants, de fortes dimensions et/ou vieux. Ces derniers correspondent généralement à la classe des très gros bois (et au-delà), hors stations à contrainte stationnel très forte. En préalable aux mesures dendrologiques de terrain, l’analyse de cartes de peuplement et de végétation, ainsi que des photographies aériennes actuelles et passés et des cartes anciennes, peut permettre de pré-identifier les secteurs potentiellement favorables à la présence de peuplements matures. Ces éléments permettent de proposer une méthode d’identification des secteurs matures, dans le cadre notamment d’une politique de déploiement d’un réseau de vieux bois associant arbres habitats, ilots de sénescence et zones plus vaste en libre évolution.
L’analyse de la composition et de la structure horizontale et verticale du peuplement, ainsi que des caractéristiques physiques des arbres qui le compose, sert aussi de base à l’évaluation de la biodiversité potentielle (IBP), de la naturalité et de l’état de conservation, notions qui partagent des fondements communs mais correspondent à des réalités différentes. Enfin, l’architecture des vieux arbres du peuplement donne des indices sur le passé de la forêt et le contexte, forestier,agricole, ou mixte (bois pâturés notamment) dans lequel ils se sont installés puis ont poussé.
L’analyse de la structure du peuplement actuel, pour identifier les peuplements matures ou la biodiversité potentielle, n’est pas sans limites. En particulier, la présence actuelle du compartiment « vieux bois » n’implique pas qu’il s’est forcément maintenu dans le passé et/ou dans l’espace (à l’échelle d’un massif forestier) de manière continue ; or, une discontinuité dans le passé a pu causer la disparition des groupes taxonomiques qui en dépendent. L’approche structurale doit par conséquent être croisée avec d’autres outils développés par ailleurs, tels que ceux faisant appel aux espèces bioindicatrices et à l’étude de l’histoire de la forêt au travers de ses archives.
bois mort
biodiversité
dendrologie
état de conservation
IBP
naturalité
traitement sylvicole
très gros bois
Syrphes Les syrphes, indicateurs de forêts anciennes ? Synthèse bibliographique des connaissances disponibles Les syrphes sont considérés par un public de plus en plus nombreux comme des indicateurs de « l’état de conservation » des forêts. Cependant, au-delà de la présence des micro-habitats spécifiques nécessaires au développement des larves, les autres critères expliquant la présence des espèces et des peuplements ne sont pas toujours bien nets. Cette synthèse fait le point de la bibliographie existante et des principaux éléments connus à ce sujet, en axant en particulier sur le lien avec l’ancienneté des forêts. Elle montre que de nombreux facteurs, notamment l’ancienneté mais également la taille de la forêt ou le contexte paysager actuel et passé, jouent sur les peuplements de syrphes. syrphes
maturité
ancienneté
connectivité
continuité forestière
Trame forestière Trame forestière, forêts anciennes et peuplements matures Les forêts anciennes et les peuplements matures constituent des réservoirs de biodiversité. La conservation de la biodiversité forestière passe par une prise en compte de la trame forestière dans son ensemble. Les forêts récentes ainsi que le maillage bocager peuvent assurer par exemple la connexion entre les massifs anciens. Ces corridors permettent les indispensables échanges génétiques entre des populations d’espèces particulièrement sensibles à la fragmentation de leur trame. Ils permettent aussi la migration d’espèces dans un contexte de reconquête des massifs récents à partir des forêts anciennes (notamment depuis la fin du XIXème siècle), et plus récemment dans un contexte d’adaptation de la biodiversité aux changements climatiques. Enfin, les domaines vitaux des espèces forestières étant souvent vastes, elles ne sauraient subsister que dans quelques petits ilots, même anciens et matures. La fonctionnalité de cette trame forestière passe non seulement par sa répartition spatiale, mais aussi par sa qualité. Le maintien d’une trame de vieux bois est en particulier indispensable, avec un maillage d’arbres morts, d’ilots de sénescences et de zones plus vastes en libre évolution.
Des outils d’analyse spatiale existent pour caractériser la trame forestière et évaluer sa fonctionnalité, sa perméabilité et sa connectivité. Ils peuvent permettre d’identifier les points sensibles à sauvegarder ou restaurer, et de mieux comprendre l’impact de l’aménagement du territoire ou de la politique menée en manière d’aires protégées sur la trame forestière.
trame verte
connectivité
corridors
fonctionnalité
Systèmes d’Information Géographique


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